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Insécurité en RDC : Assassinat de la Sœur Denise à Bukavu

Insécurité en RDC : Assassinat de la Sœur Denise à Bukavu

Publié le 18/12/2009 à 18:06 par mwanashaba Tags : RDC Insécurité à Bukavu Assassinats
Insécurité en RDC : Assassinat de la Sœur Denise à Bukavu

Je pense qu'on ne devrait pas continuer à compter le nombre d'assassinats du genre surtout lorsque l'on connaît le stéréotype meurtrier utilisé par ces assassins.

Les effets que nous observons sont certes dures, mais il faut aller chercher lampe à la main en plein jour, les causes profondes connues d'ailleurs: L'insécurité, la criminalité à outrance, l'impunité et l'absence d'un franc jeu politique sont là des maux qui continuent à ronger RDC et particulièrement l'Est de la RDC, aujourd'hui isolé, cloisonné, enclavé!

Le premier devoir d'un père de famille, surtout lorsque l'assassin frappe à sa porte, c'est de la barricader et d'étendre ses ailes sur ces enfants! Mais observons, que fait la RDC pour mettre ses citoyens à l'abri des douleurs du genre?

Tout, mais alors tout le mal a été expérimenté à l'Est de la RDC, depuis les viols de tous genres, jusqu'à la privation de vies humaines! Ici, il y a lieu de soupirer, oui, haut et fort, trop c'est trop lorsque n'importe quel vulgaire individu peut comme ça, de manière tout à fait aléatoire, ôter la vie à une religieuse qui n'a fait que servir et soulager les maux des autres. Le gouvernement doit s'y mettre avec insistance

 

Steve W.

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Au Révérend Abbé Richard MUGARUKA

Professeur à l’Université Catholique de Kinshasa

Diocèse de BUKAVU

RDCONGO.-

 

 

Cher Confrère et Professeur Richard,

 

En tant que prêtre de la République Démocratique du Congo, originaire du Sankuru, au Kasai-Oriental, j’ai appris avec tristesse, deux décès successifs du personnel ecclésiastique engagé au service de l’Eglise du Christ qui est à BUKAVU, à savoir l’Abbé Daniel et la Sœur Denise, survenus en ce mois de décembre 2009. Je vous écris en mon nom personnel et au nom de tous les confrères du Congo-Kinshasa, émus comme moi,pour vous assurer de notre communion dans la prière aux efforts que déploie l’Eglise Catholique de Bukavu par le truchement, la bravoure et la sollicitude pastorale de Son Excellence Mgr François-Xavier Maroy afin d’émouvoir lafraternité universelle, réveiller la solidarité nationale et internationale en vue d’une solution pacifique et sans effusion de sang. 

 

Monsieur l’Abbé, au moment où nous nous apprêtons à célébrer la venue du Messie, alors que beaucoup d’entre nous sont pris dans les préparatifs liturgiques des communautés paroissiales, ma pensée se tourne vers  vous et toute l’Eglise locale de Bukavu, pour unir mon humble prière à celle de ceux qui prient pour notre Congo et surtout pour votre Diocèse.

 

Avec vous, par ce message, je viens traduire mon union de cœur à tous les ecclésiastiques, à tous les compatriotes de Bukavu et aux fidèles du Diocèse meurtri devenu la proie des affres d’une guerre négligée, victime de l’impunité du pouvoir judiciaire national et international et opprobre du silence coupable des décideurs de ce monde et des dirigeants de notre pays.

 

Avec vous et par vous, je m’adresse à tous les frères et sœurs de Bukavu, aimables compatriotes. L’épreuve que vous traversez et que vivent tous ceux qui partagent avec vous cette portion de terre nationale, est terrible et déshumanisante. Elle révolte. Mais en dépit de la violence que vous subissez, en dépit de l’indifférence dont vous êtes l’objet, la ténacité et l’espérance dont vous faites preuve font ma pleine admiration. Je vous en exprime sincèrement toute ma sympathie.  

 

Cette sympathie se mue en compassion dès lors que je ressens les exigences et les devoirs que la souffrance de l’autre m’impose. Autrement dit, la véritable compassion est aussi action. Contrairement à une pitié passive et méprisante, la compassion est donc active et respectueuse. Elle consiste à se mettre à la place de l’autre, à rentrer en sympathie avec lui jusqu’à comprendre sa souffrance et l’aider, dans la mesure du possible, à la surmonter en trouvant le geste ou la parole juste. C’est ici que nous pouvons comprendre plus d’une fois les gestes éloquents de l’épiscopat du Kivu et de Son Excellence Mgr François-Xavier qui, à cause de la violence persistante dans son diocèse et dans l’Est du pays décida, jeudi 8 octobre 2009, de regagner la République Démocratique du Congo, pays déchiré par les affres d’une guerre injuste, délibérément négligée et où l’Église est devenue une cible privilégiée.

            

Dans le contexte difficile que vit le pays, je crois que le sens de la justice, le respect des personnes, le désir de la paix doivent guider les actes et inspirer les décisions courageuses qui s’imposent. Le Congo-Kinshasa nous appartient, monsieur l’abbé, nous ne pouvons pas le déserter continuellement, comme d’aucuns le font, en tant que demandeur d’asile, comme déplacé de guerre ou encore comme réfugié. Nous devons plutôt le défendre jusqu’au prix du martyr et de tout ce qui nous est cher.           

C’est pourquoi, au prix des jeûnes et des mortifications, au prix de nombreuses manifestations de protestation, au prix des grèves de la faim et des chaînes nationales et internationales de solidarité qu’entreprennent ça et là les fils et filles du Congo-Kinshasa, laïcs et religieux, il y a lieu d’espérer un Congo libéré, libre et fort.

 

«Soyons fermes, purs et fidèles», pour ne pas paraphraser Charles de Gaulle face à face aux combattants de la liberté. Au bout de nos peines, il y a l’honneur du Grand Congo, la plus grande gloire qui défiera la complicité du monde pour magnifier la détermination des hommes qui n’ont pas cédé. Ne cédons donc pas. Ouvrons notre démarche de lutte à la conjugaison des efforts des uns et des autres pour qu’elle soit collective et attentive en nous  débarrassant de ses entraves de la peur, de trahison, d’égoïsme et de gain facile. 

 

Puisse la célébration de la venue du Sauveur dans la simplicité de la crèche inspirer à les enfants du Congo-Kinshasa l’audace des gestes que réclame la justice et fortifier ceux que le désespoir menace parfois.

 

Avec mes souhaits de fructueux temps de l’Avent à tous les cœurs blessés!           

Abbé Claude OKONDJO

Prêtre du Congo-Kinshasa

Diocèse de Tshumbe.- 

 

LETTRE DE SYMPATHIE D’UN PRETRE

DU CONGO-KINSHASA

AU DIOCÈSE MEURTRI DE BUKAVU

ET À TOUS LES COMPATRIOTES SÉQUESTRÉS DE L’EST

 

 

 

HOMELIE de Mgr FRANÇOIS XAVIER MAROY

-LORS DE LA MESSE DES OBSEQUES de L’Abbé DANIEL CIZIMWA,

Cathédrale de Bukavu/RD-Congo, le 8 déc. 2009.

1. Chers frères et sœurs dans 1e Christ, je vous salue et vous adresse mes condoléances suite à assassinat de ‘Abbé Daniel et de la Sœur Denise,

2. Vous le savez pertinemment bien qu’une grossesse dure 9 mois, Et une mère qui a enduré les douleurs d’une grossesse souffre terriblement quand une autre personne maltraite son enfant. Autrement dit, ne peut maltraiter un enfant que celui ou celle qui n’a pas connu les douleurs de son enfantement.

3. La formation d’un prêtre peut être comparée à une grossesse. Mais plus qu’une grossesse, cette formation dure 10 ans. Par conséquent, tuer un prêtre c’est offenser gravement sa mère l’Eglise. Peut-on douter de la malédiction qu’ont attirée sur eu ceux qui ont assassiné l’Abbé Daniel et la Sœur Denise ?

4. Chers frères et sœurs, j’étais en route vers Israël, pour qu’ensemble avec d’autres Evêques j’aille prier sur le lieu qu’a foulé le Christ, A cause de ce drame, je suis revenu. Il n’y a pas longtemps, j’étais en plein synode africain à Rome, je suis rentré à cause des dégâts subis à la paroisse de Ciherano, puis au couvant des frères Maristes à Nyangezi. Si la paroisse de Kabare a été attaquée, ces jours-ci, l’hôpital de Kabare l’a été quelques temps avant. Le comble, c’est le fait que ces malveillants viennent d’entrer au monastère et tuer une des moniales dont l’une grande activité c’est la prière. Quel contraste entre la prière et le armes !

5. Une fois informé des affres subies à Murhesa, j’ai appelé tour à tour nos autorités tant politiques que militaires, à Bukavu, au Kivu et même à Kinshasa. Une chose est vraie: le peuple ne peut pas mener une vie aussi précaire en présence des autorités provinciales, nationales et internationales. Si celles-ci se voient incapables de le protéger, quelles le disent pour que ce peuple se prenne en charge. Amis, nous le savons bien, leur pouvoir est plus intéressé aux dollars et aux matières premières qu’à sécuriser le peuple ; le faisant, elles vont à leur perte car l’insécurité qui en découle peut ne pas les épargner,

6. Tuer un prêtre c’est décapiter la tête d’une portion de l’Eglise. Qu’en sera-t-il des autres membres?

7. Le plan macabre soujacent (caché au-dessous) consiste, dit-on, à faire taire l’Eglise. Qui sont-ceux? Et qu’avons-nous fait de mal pour devenir la risée et l’opprobre des voisins’ D’après ce plan, il faut paralyser la tète pour que les membres soient inefficaces; faire agenouiller l’Eglise de Bukavu. Je vous assure que pour mettre a genoux l’Eglise, il ne faut pas le faire par le fusil, c’est une erreur, car les Chrétiens Catholiques ne s’agenouillent que devant l’Eucharistie.

8. A mon humble avis, nous ne devons rien nous reprocher. Il y a une décennie, nous avons défendu le droits des Citoyens Congolais, jusqu’à l’assassinat des nos Evêques, des prêtres, des religieux et des chrétiens. Sais perdre courage, nous avons aidé le peuple à aller aux élections dans le but de quitter le désordre pour redresser le pays.

9. Nous avons ainsi accompli notre devoir de citoyen en mettant en place des autorités pour nous gouverner. Qu’elles se mettent au travail! Malheureusement, nous nous rendons compte qu’elles font plutôt le contraire de leurs obligations, jusqu’à vendre le pays, pour ainsi dire.

10. Qu’allons-nous faire en pareille situation ? Est-il honorable de lapider les députés, le gouverneur ? Allons-nous ravir les fusils aux militaires et les utiliser ?. Et encore, il faut se demander qui est cet ennemi à combattre parmi nous.

11. Nous exhortons les militaires, les députés et les ministres provinciaux, tous et chacun selon sa catégorie, à s’acquitter de son devoir. Et que chacun se demande si réellement lait ce qu’il doit faire, et seulement après s’interroger aussi sur la performance de l’autre. Et si nous constatons que un tel n’est pas à la hauteur de sa tâche, n’hésitons pas à le dénoncer.

12. Malheureusement il existe parmi nous des gens à double face; en d’autres termes, des personnes qui mangent sur deux tables: celle de l’eucharistie et celle de tuerie, Pendant la journée elles touchent le corps du Christ et, pendant la nuit, elles touchent les armes à feu. Qu’elles sachent qu’elles s’attirent la malédiction.

13. D n’est pas impossible que certain d’entre nous cachent chez eux ou soient eux-mêmes les ennemis de la paix. Quelle hypocrisie ! Et à quelle fin mène-t-elle?

14. J’appelle chacun à la vigilance aux fins de découvrir ces hors-la loi. Autrement, cette aventure ne finira pas. Une vigilance prompte et sans complaisance est nécessaire car ces ennemis de la paix se situent à tous les échelons de la société.

15. En effet, il n’est pas impossible que chacun se pose cette question: qui sera la prochaine victime ? C’est une anxiété partagée, collective.

16. La première lecture du nous a bel et bien dit de ne pas avoir peur. Et celui qui essaye de nous intimider se trompe, car l’Eglise tire sa force des martyrs en commençant par Jésus Christ lui-même, il y a de cela deux mille ans.

17. Chers frères et sœurs, chaque fois que le sang des chrétiens est versé innocemment, c’est un témoignage en plus, En cela, tous ceux qui ont été baptisés au nom du Christ savent qu’ils portent sa croix.

18. A travers l’enterrement de l’Abbé Daniel et de la Sœur Denise, nous semons de nouveau. Ce sont des semences que chacun de nous est invité de porter dans son cœur pour produire des fruits de paix.

19 Puisons des forces nouvelles par lesquelles nous pourrons attirer même les mauvais vers la vie du salut. Les laisser errer sur e chemin de la perdition serait pécher par omission. C’est un devoir urgent de nous prendre par la main en nous indiquant mutuellement le chemin qui conduit à la paix. Il n’est pas étonnant de rencontrer une résistance chez certains. Dans ce cas, l’union faisant la force, nous pouvons ensemble l’entrainer vers ce bien dont notre région a grandement besoin aujourd’hui.

20. Voilà le témoignage que nous attendons des chrétiens ces jours-ci. Faire le contraire c’est tromper les autres. D’ailleurs, si nous étions fermes et fidèles dans notre engagement en tant que chrétiens, beaucoup de choses auraient déjà changées.

21. Nous qui participons à cette célébration, implorons le Seigneur afin qu’en partant d’ici, chacun se rappelle et rappelle aux autres sen devoir d’aimer notre pays, de le reconstruire et de travailler pour la paix.

22. Que l’Abbé Daniel intercède pour nous afin que notre Eglise aille de l’avant. Non loin qu’hier, j’ai demandé à l’Abbé Daniel de me donner la torve de tenir jusqu’au bout cette célébration. Je lui dis merci car je suis convaincu qu’il m’a aidé.

Texte distribué par:

 

Mwalimu Kadari M. Mwene-Kabyana, Ph.D.
2311 rue Centre
Montréal (Québec)
Canada

H3K 1J6


Tél. (514) 937-2362
Fax (514) 937-9693

 

 

:: Les commentaires des internautes ::

mwanashaba le 07/01/2010
C'est bien dommage, fort dommage! Merci pour cette publication qui permet tout de même de réfléchir sur des si tristes réalités, merci Mwanashaba
http://mwanashaba.centerblog.net


Anonyme le 06/12/2022
Encore paix éternelle, nos cœurs continuent à Seigner, le vide que tu as laissé dans nos cœurs, ma tante chaque fois je te pleure demain le 08.12 tu totalises 14ans dans un autre monde, que Dieu pardonne les malfaiteurs qui avaient fait cet acte. Je t'aime toujours maman.